Quelle est l’ampleur de la révolution nécessaire pour réussir la transformation des transports ?

Publié le : 21 février 20224 mins de lecture

Les manifestations des « vendredis pour l’avenir » sont un signe impressionnant d’une nouvelle prise de conscience dans la société. On doit et on veut rendre nos vies plus durables. L’accent est mis en particulier sur le thème de la mobilité : les routes encombrées ainsi que les émissions de CO2 et de particules rendent inévitable un retournement du trafic. Mais peut-on y parvenir par une évolution innovante de la mobilité automobile éprouvée ou faut-il une rupture radicale avec l’existant et des approches totalement nouvelles ?

Moderniser ou réinventer la voiture ?

L’industrie automobile traditionnelle est actuellement confrontée à un double défi : d’une part, les produits existants doivent être perfectionnés et en même temps, il convient d’évaluer des solutions radicalement nouvelles qui nécessitent un degré de changement bien plus élevé que la prochaine mise à jour innovante des produits existants.

La transition des véhicules conventionnels à moteur à combustion interne vers des véhicules à moteur électriques, toujours connectés et finalement autopilotés est en train de changer le paysage familier de l’industrie automobile. Elle oblige de nombreux fabricants à se repenser et, dans une certaine mesure, à se réinventer, une transformation sans précédent dans l’histoire plus que centenaire de la plus grande industrie allemande.

Parallèlement à cette évolution globale mais néanmoins évolutive de la voiture classique, de nouvelles solutions de mobilité, révolutionnaires et véritablement perturbatrices, font leur entrée sur le marché et dans nos villes. Les micro scooters électriques pour le transport en centre-ville et les services de mobilité qui proposent des taxis partagés, des services de chauffeur et d’autres services de covoiturage à la demande via des applications pour smartphone sont déjà très répandus aujourd’hui et s’apprêtent à remplacer les solutions existantes et les services de transport public. Mais d’autres révolutions se profilent déjà à l’horizon.

Avec l’émergence des drones de transport de passagers et des concepts de mobilité aérienne urbaine, la troisième dimension s’ouvre pour le transport intra-urbain, mais aussi pour les liaisons entre les villes. Les hyperloops et les capsules rapides sur rail peuvent également être utilisés pour relier de longues distances et des villes éloignées. Cela pourrait remplacer les autoroutes, les véhicules à longue distance, mais aussi les liaisons ferroviaires et aériennes existantes par de nouveaux concepts.

Révolution ou évolution ? La réponse est la recherche

Pour survivre et finalement réussir cette transformation, les fabricants et tous les autres acteurs de l’écosystème de la mobilité doivent avant tout réorganiser leurs propres instruments d’analyse et d’innovation afin d’être en mesure de développer une stratégie d’avenir prometteuse pour eux-mêmes dans la jungle des nouveaux défis, concurrents et opportunités. La gestion prospective de l’innovation et la coopération avec les partenaires de l’écosystème de la mobilité joueront un rôle important à cet égard. Depuis plusieurs années, le Fraunhofer IAO étudie les outils de gestion de l’innovation nécessaires à cet effet dans le contexte de l’évolution de l’industrie automobile.

Dans le cadre du réseau d’innovation « Future voiture » ou d’événements thématiques tels que le « Forum FutureCar », on crée une compréhension commune de ce changement, prépare les propres résultats de recherche et invite les participants externes à un discours ouvert pour une approche commune de l’innovation. Cette approche permet aux entreprises individuelles du secteur d’évaluer plus facilement les nouvelles tendances et les technologies futures liées au véhicule de demain et de faire la distinction entre les sujets à la mode et une contribution véritablement durable à la révolution mondiale des transports.

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